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SOLSTICE


Blondes sont les moissons,  en fête du solstice
Sur les planchers vibrants, valsent tous les danseurs
Dans les verts sentiers, flânent les promeneurs
Près des coteaux roussis, l’amour est subreptice
J’ai croisé ton regard, belliqueux armistice
Nous avons fait serment d’oublier nos malheurs
En nous aimant toujours sans perdre nos valeurs
Celles du bon vouloir refusant l’injustice

Sous l’arbre des tourments,  à l’ombre des aïeux
Les astres scintillent, orfèvres des cieux
Se cherchent nos lèvres, tendresse amoureuse

Terre de nos enfants, songe de l’avenir
Les feux de la Saint-Jean sont coutume heureuse
Séquence émotion,  flamme du souvenir

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COUPABLE

Je m'appelle Louise. Lui, c'est Antony... 

Quand mes yeux se perdent dans les siens, je retrouve le lien indestructible qui nous unit. Son regard est profond, insondable. Je perçois une lueur d'inquiétude tandis que sa main se pose sur la vitre qui nous sépare. Je place mes doigts sur le verre embué. Bien que je sois du bon côté, je ressens sa culpabilité. Je suppose que ce sentiment l'obsède. A voir sa mine de papier mâché, il ne doit pas dormir souvent et ses rêves ont tout l'air d'être des cauchemars. Je suis là, tout près de lui, mais je ne sens pas son odeur ni son parfum. J'ai oublié. Le silence entre nous se prolonge, riche de nos émotions. 

Flash back sur le 13 Juillet dernier. A minuit, le feu d'artifice s'était emparé du ciel pour éclater en grappes de lumière. La foule s'était massée sur la place. C'est alors que mon regard s'était posé pour la première fois sur Antony. J'avais longuement observé son manège, intriguée par sa…
J’AIME CEUX QUI S’AIMENT
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